Retour à l'aperçu

«Ma philosophie? Toujours faire ce qui est bien pour nos clients et nos associés.»

 

Michael Sabbatini
Capital Group

Michael Sabbatini est analyste stratégique et financier chez Capital Group, où il exerce des responsabilités à l’échelle mondiale en matière de recherche quantitative et de recherche sur l’allocation d’actifs. Il cumule 22 années d’expérience dans l’investisse­ment, toutes chez Capital Group. Au sein de l’équipe Quantitative Research and Analytics, il supervise le processus d’allocation active des actifs dans le cadre de mandats institutionnels « monde » et « US balanced ». Il a débuté sa carrière chez Capital Group en tant qu’analyste quantitatif et de recherche benchmark. Titulaire d’un master en sciences économiques des universités de Yale et Lausanne.

 

Michael Sabbatini, le succès, c’est quoi pour vous?

En tant qu’analyste quantitatif dans une entreprise de gestion d’actifs qui se base essentiellement sur la recherche fondamentale, je dirais que le début du succès consiste à gagner la confiance des investisseurs en leur faisant comprendre que les méthodes quantitatives, les analyses et les compétences correspondantes peuvent les aider à atteindre leurs objectifs d’investissement. Ensuite, le succès, c’est préserver durablement cette confiance, attirer de nouveaux talents pour compléter notre équipe de recherche quantitative et permettre à la jeune génération d’associés de se développer et de contribuer à ce que Capital Group génère d’excellents résultats pour ses clients.

Qu’est-ce qui vous motive?

J’ai la chance de faire au quotidien ce que j’aime faire: apprendre, créer et influencer les prises de décision. Parmi les valeurs clés de Capital Group figurent l’approche de long terme – tant en ce qui concerne les investissements effectués pour le compte des clients qu’en ce qui concerne la gestion de l’entreprise – ainsi que le respect de la pensée de chacun. Il en résulte un environnement de liberté intellectuelle et méthodologique qui me permet d’explorer de nouvelles voies pour relever les défis en matière d’investissement et développer des solutions innovantes. Tout cela est très motivant et enrichissant pour moi.

Sur quelles valeurs reposent vos actes au quotidien, vos décisions, vos projets?

Le fondement de chacun de mes actes, chacune de mes décisions, c’est la philosophie toute simple selon laquelle il faut toujours faire ce qui est bien pour nos clients et pour nos associés. Notre activité repose sur la confiance. Dès lors, l’intégrité, la responsabilité et la rigueur d’analyse constituent des principes essentiels. En outre, au sein de notre équipe de recherche quantitative, nous mettons en œuvre un solide processus d’évaluation par nos pairs, qui nous rappelle en permanence combien la modestie intellectuelle et la collaboration sont fondamentales – ces valeurs aussi, Capital Group les fait vivre au quotidien.

Quelles sont vos lignes directrices en matière de leadership?

En tant que leader et mentor au sein de notre équipe de recherche quantitative, mon rôle est de donner le ton pour que la qualité de notre travail soit exemplaire – nous visons l’excellence –, ainsi que de créer l’enthousiasme nécessaire pour approfondir et développer notre agenda de recherche. Cela signifie défendre la rigueur et l’honnêteté intellectuelle, en tenant compte en particulier des limites inhérentes à notre fonction, à notre travail. Mais cela signifie également faire preuve d’une indéfectible volonté d’apprendre. A cet effet, il me faut identifier sans relâche les nouveaux problèmes à résoudre, encourager la collaboration et la transparence, permettre aux idées originales et à la diversité d’opinion de s’exprimer.

Qu’est-ce qui vous a poussé dans la voie qui est la vôtre aujourd’hui?

La chance a contribué à mon parcours, c’est indéniable. Après mes études à HEC Lausanne, pendant lesquelles je me suis découvert une passion pour l’économétrie et les finances, j’ai poursuivi mon cursus aux Etats-Unis en vue de me lancer dans une carrière académique. Mais je rentrais en Suisse tous les étés et j’en profitais pour effectuer des mandats de recherche que me confiait le Fonds national suisse de la recherche scientifique. Le hasard a voulu que lors d’une soirée, on me présente un gérant de portefeuille qui travaillait pour Capital Group à Genève, lequel m’a proposé de passer un entretien d’embauche. Ce n’était pas forcément la voie la plus évidente pour moi mais, compte tenu de mon intérêt pour la recherche quantitative et de l’engagement de cette entreprise dans la recherche fondamentale, j’ai acquis la conviction qu’il y avait là une magnifique opportunité professionnelle. Et c’est ainsi que j’ai intégré l’équipe chargée du travail éditorial et de la recherche concernant les indices Morgan Stanley Capital International MSCI, créés à l’origine par Capital Group, à Genève, en 1965. Peu après, Capital Group et Morgan Stanley, qui détenaient alors les droits commerciaux sur les indices et les publiaient, ont décidé de regrouper l’équipe de recherche Indices et les autres activités de MSCI en créant une structure à part. Bien qu’étant la seule personne de l’équipe à rester un associé de Capital Group, afin de faciliter la transition, j’ai travaillé pour les deux sociétés pendant près de deux ans. J’ai notamment dirigé la recherche et le développement du Global Industry Classification Standard GICSâ chez MSCI. Ensuite, je suis devenu analyste quantitatif à part entière chez Capital Group. Et cette fonction, qui était nouvelle à l’époque, m’a permis d’évoluer tout au long des 22 années écoulées.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus – et le moins – dans votre travail?

Ce qui me plaît le plus, c’est d’avoir toute latitude pour réfléchir, lire des rapports de recherche et tirer profit de la réflexion d’autrui. J’apprécie également d’avoir l’indépendance nécessaire pour élaborer de nouvelles idées, de nouveaux cadres, et pour les tester. Ce qui me plaît le moins, ce sont les tâches administratives et répétitives.

Comment gérez-vous l’équilibre vie privée / vie professionnelle ?

Passer du temps avec ma famille et mes amis me maintient en forme. Les valeurs et la culture de Capital Group créent les conditions requises pour bien gérer cet équilibre, de sorte qu’il n’est pas rare que des associés restent très longtemps dans l’entreprise voire, comme moi-même, y fassent toute leur carrière.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui débute dans le domaine de la gestion d’actifs?

Je recommande à toutes celles et tous ceux qui démarrent leur parcours professionnel de se poser la question de savoir avec qui ils ont envie de travailler au quotidien. Quand je repense à mes propres débuts, je me dis que ce qui m’a convaincu d’entrer chez Capital Group, c’est la perspective de travailler de manière collégiale avec des gens intelligents et passionnés. Plus spécifiquement, je conseillerais à celles et ceux qui envisagent une carrière dans la gestion d’actifs d’apprendre le codage informatique.

Quelle est votre destination de voyage préférée en Suisse ou à l’étranger?

En toute saison, une plage au bord de l’océan indien, ou alors New York, où ma femme et moi avons vécu au début de ma carrière chez Capital Group et où nous retournons toujours volontiers.

De quoi êtes-vous reconnaissant?

Du sens de l’humour et du don de procrastination!

Quel livre lisez-vous actuellement?

J’aime beaucoup les biographies. En ce moment, je lis les mémoires de Keith Richard, «Life»: c’est un livre à la fois très instructif et extrêmement divertissant, c’est aussi l’histoire formidable d’un survivant.

Si vous aviez le choix, dans quel pays aimeriez-vous vivre et pourquoi?

La réponse coule de source: en Suisse. Je suis né en Afrique, au Malawi, où nous avons vécu quelques années avant de partir pour Rome. Ensuite, je suis venu en Suisse, où j’ai fait la plus grande partie de mes études. Capital Group est vraiment une entreprise internationale et je pourrais exercer mes fonctions à partir de n’importe lequel de nos bureaux à travers le monde. Mais j’ai choisi de vivre et travailler ici, à Genève, où je me sens chez moi. Sans compter qu’en termes de qualité de vie, de formation et de compétitivité, la Suisse est pour ainsi dire imbattable. Cela explique d’ailleurs qu’au début des années 1960, c’est à Genève que Capital Group a décidé d’ouvrir son premier bureau en dehors des Etats-Unis – et l’entreprise reste encore aujourd’hui très attachée à ce site.

Retour à l'aperçu