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«Les données sont l’avenir de l’Asset Management.»

 

Frederick Widl
AXA Investment Managers Suisse SA

Frederick Widl est Responsable Immobilier chez AXA Investment Managers Suisse SA et membre du Comité exécutif. Sous sa direction, AXA IM gère en Suisse un portefeuille immobilier de CHF 16 milliards. Comptent parmi les projets récents d’AXA le «Steinbock» multifonctionnel à Coire, «Hello Lenzburg», lauréat du NZZ Trend-Radar pour sa construction modulaire en bois, ainsi que le «Haus zum Falken», un bâtiment visionnaire conçu par l’architecte Santiago Calatrava au Stadelhofen. La construction démarre cette année encore. Frederick Widl est entré chez AXA IM Real Assets Suisse en 2011, en tant que chef de projet. Il est devenu Head of Transactions pour la Suisse et l’Europe orientale en 2013, puis Responsable Immobilier Suisse en janvier 2019. Auparavant, il avait été promoteur immobilier chez Strabag Real Estate à Vienne. Frederick Widl a étudié l’architecture à l’Université de Vienne et la finance immobilière à l’Université de Cambridge. Il vit avec sa famille à Zurich.

 

Frederick Widl, le succès, c’est quoi pour vous?

Quand vient le moment de visiter avec mon équipe un bâtiment fraîchement achevé, c’est magnifique. De la première idée à son aboutissement en passant par le choix du projet, l’élaboration de la stratégie et la mise en œuvre, il y a un grand nombre d’interactions, de phases et de travaux à gérer. Franchir toutes ces étapes avec mon équipe et réussir à mener à bien un projet, voilà ce qu’est le succès à mes yeux.

Quelles sont vos lignes directrices en matière de conduite?

Mieux vaut des actes que des paroles. J’essaye de donner l’exemple à mon équipe en me comportant moi-même comme je l’attends d’elle. Ce qui veut dire en particulier: culture ouverte et sincère du feed-back, transparence dans toutes les activités, communication directe. Ma porte est toujours ouverte et j’encourage mes collaborateurs à apporter des idées innovantes et originales.

Qu’est-ce qui vous a poussé dans la voie qui est la vôtre aujourd’hui?

J’étais encore étudiant quand je me suis rendu compte qu’en général, un architecte a trop peu d’informations pour créer un bâtiment conforme aux attentes de toutes les parties prenantes. Il lui manque par exemple les paramètres du marché en matière de louabilité et de rentabilité. Comme j’aime beaucoup m’occuper des projets sous toutes leurs facettes – planification, architecture, adéquation par rapport au but poursuivi, composantes environnementales, rentabilité –, je suis désormais du côté du «propriétaire».

Quel rôle jouent les réseaux sociaux dans votre vie?

Les réseaux sociaux sont le moyen de communication de demain, ce qui les rend importants à mes yeux. On utilise de plus en plus des applications comme LinkedIn pour se procurer des informations et, en sens inverse, les réseaux sociaux permettent de communiquer rapidement et simplement sur des thèmes spécifiques, en ciblant divers groupes d’intérêt et diverses communautés. Ces communautés garantissent quant à elles des retours directs et spontanés.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus – et le moins – dans votre travail?

Ce qui me plaît le plus, c’est de développer des visions et des stratégies pour de nouveaux projets, puis de les mettre en œuvre. A l’heure actuelle, il n’y a rien qui me déplaise. Je me réjouis chaque matin de relever avec mon équipe les défis de la journée.

Selon vous, quelles sont les questions dont les responsables politiques et les autorités devraient s’emparer sans tarder?

Outre le changement climatique et la transition énergétique, la prévoyance vieillesse est un des problèmes les plus urgents. Il faut la moderniser et l’adapter non seulement à l’allongement de l’espérance de vie, mais aussi aux nouveaux modes de vie et de travail – je pense par exemple au temps partiel ou aux interruptions de carrière. Par ailleurs, la transformation numérique de la Suisse, qui amène à redéfinir les profils de poste, constitue également un défi à relever. De manière très générale, nous devons protéger le modèle suisse, qui est un modèle gagnant, et nous abstenir de toute surréglementation en ce qui concerne l’emploi et l’économie. Enfin, nous avons besoin de relations fiables avec les pays voisins.

Pendant vos loisirs, qu’est-ce qui est pour vous un facteur d’équilibre?

Mon travail est très prenant et a tendance à mordre sur mes loisirs. Mais auprès de ma famille, j’arrive toujours à me ressourcer.

A quoi seriez-vous incapable de renoncer?

J’adore bien manger et retrouver mes amis – j’espère ne jamais devoir y renoncer!

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui débute dans l’Asset Management?

Je lui recommanderais avec insistance d’apprendre la programmation. La numérisation bat son plein et les données sont l’avenir de l’Asset Management. L’analyse de données et la programmation d’algorithmes d’aide à la décision seront essentielles demain. Pour gérer efficacement un portefeuille d’investissement important comme celui d’AXA IM Real Assets, il est indispensable de savoir trier et exploiter des masses de données, ce qui nécessite un niveau élevé d’automatisation.

Quelle est votre destination de voyage préférée, en Suisse ou à l’étranger?

A l’étranger, j’aime beaucoup la côte atlantique française, au sud de Bordeaux. C’est une région idéale pour faire du surf et boire de bons vins. Plus généralement, je suis un amateur de montagne, où je randonne en été et fais du ski en hiver. Bien sûr, la Suisse est un paradis pour cela! J’ai déjà été aux quatre coins du pays et j’ai bien l’intention de continuer.

De quoi êtes-vous reconnaissant?

D’être en bonne santé et d’avoir la famille que j’ai.

Si vous aviez le choix, dans quel pays aimeriez-vous vivre et pourquoi?

Zurich associe les agréments de la vie citadine et des perspectives professionnelles aussi stimulantes que diversifiées. La ville est compacte, on peut se rendre rapidement d’un endroit à l’autre. La proximité avec la nature et les montagnes, le lac, les multiples espaces verts, c’est tout ce que j’aime. Zurich offre les avantages d’une grande ville, mais sans les inconvénients, et j’aurais du mal à rêver mieux!

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