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Marché étranger attractif
Même si l’ampleur du marché suisse de l’Asset Management est considérable par rapport au nombre d’habitants, il convient de noter que plus de 97% des actifs institutionnels se situent hors du pays. Avec environ 2'200 milliards de francs, le marché local représente non seulement une infime partie du volume global de l’Asset Management (79'000 milliards de francs), mais il affiche également une croissance bien moins forte que le marché extérieur. C’est pourquoi l’accès aux marchés étrangers revêt une importance fondamentale pour les asset managers suisses.

Accès au marché limité dans les pays de l’UE
Aujourd’hui déjà, les exportations de produits et de services d’Asset Management helvétiques à l’étranger sont supérieures à la moyenne. Ce constat souligne le fait que les asset managers suisses administrent un volume d’actifs nettement supérieur à celui généré par le marché domestique. Cependant, des barrières à l’entrée importantes demeurent dans les économies étrangères, et ce, bien que le marché suisse soit largement ouvert aux asset managers extérieurs. Ce manque de réciprocité génère un handicap concurrentiel pour l’Asset Management helvétique à l’international.
Le nouveau droit suisse des marchés financiers est en bonne voie de permettre la mise en œuvre d’une réglementation équivalente aux dispositions de l’UE, qui créerait les conditions favorables à l’accès au marché européen. Les asset managers implantés en Suisse devraient ainsi pouvoir proposer leurs produits et leurs services à leur clients européens avec le moins de restrictions possible. Il faudra pour cela poursuivre quelque peu le travail de persuasion entrepris sur les plans technique et politique.

Véhicules de placement compatibles
En plus d’accéder au marché de l’UE et à d’autres marchés attractifs d’Asset Management, il convient de transformer les véhicules de placement suisses afin de les rendre plus compétitifs. Cela implique notamment de simplifier la procédure d’approbation des nouveaux véhicules, de mettre en place une pratique en la matière favorable à l’innovation, de supprimer les désavantages fiscaux (impôt anticipé et droit de timbre) et de s’orienter de manière générale vers des structures reconnues à l’échelle internationale.

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